Glossaire de la délivrabilité
Définitions, par ordre alphabétique, des termes de délivrabilité employés dans cette base de connaissances, avec des liens vers les articles de fond.
Des définitions courtes et opérationnelles des termes employés dans cette base de connaissances. Chaque entrée renvoie à l’article qui traite le sujet en profondeur. Les termes portent sur la délivrabilité ; le vocabulaire de la conception et de la rédaction des emails n’est pas couvert. Le terme anglais figure entre parenthèses lorsqu’il diffère du terme français ; les entrées suivent l’ordre alphabétique anglais.
A
Taux d’acceptation (taux de livraison) (acceptance rate, delivery rate) — Pourcentage des messages envoyés que les serveurs de réception acceptent (réponse SMTP 250). Acceptation ne veut pas dire placement en boîte de réception : un message accepté peut encore être classé en spam. Voir Surveillance de la réputation.
Liste blanche (allowlist / safelist) — Liste, tenue côté destinataire, d’expéditeurs (adresses, domaines ou adresses IP) dont les messages échappent à une partie du filtrage. C’est l’inverse d’une liste de blocage. Demander à vos destinataires d’ajouter votre domaine d’envoi à leur liste blanche est un palliatif pour les messages critiques, pas une stratégie de délivrabilité ; les programmes formels de liste blanche des fournisseurs de messagerie relèvent largement du passé (la certification CSA en est un exemple toujours actif — voir GMX/WEB.DE).
Apple Mail Privacy Protection (MPP) — Fonction d’Apple Mail qui précharge les images via un proxy : les pixels de suivi des ouvertures se déclenchent sans qu’une personne lise le message, et les adresses IP des destinataires sont masquées. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles les taux d’ouverture sont gonflés et pour lesquelles il vaut mieux donner plus de poids aux clics. Voir Indicateurs et valeurs de référence.
ARC (Authenticated Received Chain) — Protocole (RFC 8617) qui permet aux intermédiaires (services de transfert, listes de diffusion) de conserver les résultats d’authentification obtenus en amont, afin que les messages qui cassent légitimement SPF ou DKIM en transit puissent quand même être évalués. Voir ARC.
ARF (Abuse Reporting Format) — Format de message (RFC 5965) utilisé par les feedback loops de plaintes pour signaler à l’expéditeur qu’un destinataire a cliqué sur « c’est du spam ». Voir Feedback loops de plaintes.
En-tête Authentication-Results (Authentication-Results header) — En-tête (RFC 8601) ajouté par le serveur de réception, qui consigne ses verdicts SPF, DKIM, DMARC (et apparentés) pour un message. C’est là qu’on lit comment le serveur de réception a réellement jugé votre authentification. Voir En-tête Authentication-Results.
B
Filtre bayésien (Bayesian filter) — Filtre anti-spam qui classe les messages de façon statistique, à partir des fréquences de jetons (tokens) apprises sur des spams et des messages légitimes (le « ham ») connus, plutôt que selon des règles fixes. C’est l’une des nombreuses couches d’analyse de contenu qu’utilisent les fournisseurs actuels. Voir Contenu et design pour la délivrabilité.
BIMI (Brand Indicators for Message Identification) — Norme qui permet d’afficher le logo d’une marque à côté des messages authentifiés. Exige une politique DMARC contraignante (quarantine ou reject) et, chez la plupart des fournisseurs, un Verified Mark Certificate. Voir BIMI.
Liste de blocage (DNSBL / RBL) (blocklist) — Liste, interrogeable par DNS, d’adresses IP ou de domaines soupçonnés d’envoyer du spam. Les serveurs de réception utilisent les données des listes de blocage comme un signal parmi d’autres, à côté de leurs indicateurs internes ; Spamhaus est celle qui pèse le plus. Voir Listes de blocage et Spamhaus.
Rebond (bounce) — Échec de livraison renvoyé à l’expéditeur. Les rebonds définitifs (5.X.X) sont permanents : adresse invalide, rejet par la politique du serveur de réception ; les rebonds temporaires (4.X.X) sont passagers : boîte pleine, report de remise. Voir Indicateurs et valeurs de référence et Codes d’état étendus.
Taux de rebonds (bounce rate) — Messages ayant rebondi, en pourcentage des messages envoyés. Repères d’exploitation courants : moins de 2 % est sain, au-delà de 5 % il faut enquêter, et 10 % ne doit jamais être dépassé. Voir le tableau des seuils.
Expéditeur de gros volumes (bulk sender) — Expéditeur qui dépasse le seuil de volume fixé par un fournisseur (Gmail : environ 5 000 messages par jour vers Gmail), ce qui déclenche des exigences plus strictes : authentification, désabonnement en un clic, plafonds de taux de plaintes. Voir Exigences de Gmail envers les expéditeurs.
C
CAN-SPAM — Loi américaine (2003) qui encadre l’email commercial : en-têtes et lignes d’objet véridiques, adresse postale, mécanisme d’opt-out fonctionnel respecté sous 10 jours ouvrés. Elle repose sur l’opt-out, contrairement à la LCAP et au RGPD. Voir CAN-SPAM.
Loi canadienne anti-pourriel (LCAP) (CASL) — Loi canadienne qui exige un consentement exprès ou implicite avant l’envoi de messages électroniques commerciaux, ainsi que des obligations d’identification et de désabonnement. Voir LCAP (CASL).
Plainte (signalement de spam) (complaint, spam report) — Un destinataire marque un message comme spam. C’est le signal de réputation le plus dommageable qui soit ; certains fournisseurs le renvoient aux expéditeurs via des feedback loops. Voir Feedback loops de plaintes.
Taux de plaintes (complaint rate) — Plaintes, en pourcentage des messages livrés. Objectif : moins de 0,1 % ; Gmail et Yahoo imposent un plafond de 0,3 % qu’il ne faut jamais atteindre. Voir Indicateurs et valeurs de référence.
Consentement (exprès ou implicite) (consent, express vs. implied) — Le consentement exprès est un opt-in explicite et enregistré ; le consentement implicite se déduit d’une relation commerciale existante. Lequel suffit, et pour combien de temps, dépend de la juridiction (la LCAP limite dans le temps le consentement implicite). Voir les articles sur la conformité.
CSA (Certified Senders Alliance) — Programme allemand de certification des expéditeurs, dont la liste blanche est reconnue par GMX/WEB.DE et d’autres serveurs de réception européens. Voir GMX/WEB.DE/mail.com.
D
DANE pour SMTP (DANE for SMTP) — Mécanisme fondé sur DNSSEC (enregistrements TLSA) qui authentifie le certificat TLS d’un serveur de réception et comble la faille de rétrogradation du STARTTLS opportuniste. Voir DANE.
Adresse IP dédiée (dedicated IP) — IP d’envoi utilisée par un seul expéditeur, qui en maîtrise entièrement la réputation (et en porte l’entière responsabilité). Elle ne se justifie qu’au-delà d’un volume plancher soutenu : un expéditeur à faible volume laisse son IP dédiée trop « froide » pour construire une réputation. Voir Attribution des adresses IP : les bases.
Report de remise (réponse de liste grise ou de limitation de débit) (deferral, greylisting/throttling response) — Refus temporaire 4XX qui demande à l’expéditeur de réessayer plus tard. Une hausse des reports chez un fournisseur traduit souvent une limitation de débit imposée par le serveur de réception, l’étape qui précède le blocage. Voir Surveillance de la réputation.
Livraison et délivrabilité (delivery vs. deliverability) — Livraison : le serveur de réception a accepté le message. Délivrabilité : l’endroit où il a atterri ensuite — boîte de réception, onglet, dossier spam, ou suppression silencieuse. Voir Surveillance de la réputation.
DKIM (DomainKeys Identified Mail) — Signature cryptographique (RFC 6376) portant sur une sélection d’en-têtes et sur le corps du message, vérifiée grâce à une clé publique publiée dans le DNS ; elle prouve la responsabilité du domaine et l’intégrité du message en transit. Voir DKIM.
DMARC — Domain-based Message Authentication, Reporting and Conformance : publie une politique (none/quarantine/reject) applicable aux messages qui échouent aux vérifications SPF ou DKIM alignées, et prévoit des rapports. Voir DMARC et Déploiement de DMARC.
Alignement DMARC (DMARC alignment) — Exigence selon laquelle le domaine de l’en-tête From visible doit correspondre (exactement ou au niveau du domaine organisationnel) au domaine validé par SPF ou DKIM. Une authentification sans alignement ne satisfait pas DMARC. Voir DMARC.
Double opt-in (opt-in confirmé) (double opt-in, confirmed opt-in) — Parcours d’inscription dans lequel l’adresse ne reçoit rien tant que l’abonné n’a pas cliqué sur un lien de confirmation. Il élimine les rebonds dus aux fautes de frappe, bloque les inscriptions malveillantes et prouve le consentement. Voir Hygiène de base de données.
DSN (Delivery Status Notification) — Message de rebond lisible par machine (RFC 3464) qui signale un échec, un retard ou un succès de livraison, avec des codes d’état par destinataire. Voir Notifications d’état de livraison.
E
Collecte d’adresses email (scraping) (email harvesting) — Collecte d’adresses sans consentement, généralement par l’exploration automatisée de sites web. Les listes ainsi constituées regorgent d’adresses pièges et d’adresses invalides : ne leur envoyez jamais rien. Voir Hygiène de base de données.
Validation d’adresses email (email validation) — Vérification, avant envoi, qu’une adresse est syntaxiquement valide, que son domaine a des enregistrements MX fonctionnels et (via des services de vérification) que la boîte existe. Faite à l’inscription, elle évite des rebonds définitifs par la suite. Voir Hygiène de base de données.
Engagement — Interactions des destinataires sur lesquelles les fournisseurs notent les expéditeurs : ouvertures, clics, temps de lecture, réponses, suppressions sans lecture, sorties du dossier spam. C’est la base statistique du jugement « désiré et attendu ». Voir Fondamentaux.
Codes d’état étendus (enhanced status codes) — Codes en trois parties (RFC 3463, par exemple 5.1.1 = adresse de destination invalide) qui rendent les réponses SMTP analysables par machine pour classer les rebonds. Voir Codes d’état étendus.
Expéditeur d’enveloppe (MAIL FROM / Return-Path / 5321.MailFrom) (envelope sender) — L’adresse transmise dans la commande SMTP MAIL FROM, vers laquelle partent les rebonds ; elle est distincte de l’en-tête From visible. SPF est évalué sur ce domaine. Voir SPF et SMTP.
F
Faux positif (false positive) — Message légitime classé à tort comme spam. C’est le coût que les fournisseurs mettent en balance avec le spam non détecté, et la raison pour laquelle un bon historique d’engagement peut faire basculer un message douteux du bon côté.
Feedback loop (FBL) — Mécanisme d’un fournisseur qui renvoie à l’expéditeur les plaintes pour spam de ses destinataires (en général au format ARF), pour que les plaignants puissent être placés immédiatement en liste de suppression. Voir Feedback loops de plaintes.
FCrDNS (forward-confirmed reverse DNS) — Le PTR de l’IP d’envoi pointe vers un nom d’hôte qui, à son tour, se résout vers la même IP. C’est une exigence d’infrastructure de base chez la plupart des grands fournisseurs. Voir Pratiques d’infrastructure d’envoi.
En-tête Feedback-ID (Feedback-ID header) — Le mécanisme FBL de Gmail : un en-tête fourni par l’expéditeur, dont Gmail agrège les identifiants en statistiques de taux de spam par campagne dans Postmaster Tools (les plaignants individuels ne sont pas révélés). Voir Google Postmaster Tools.
En-tête From (5322.From) (From header) — L’adresse de l’auteur affichée aux destinataires, définie par la RFC 5322. L’alignement DMARC repose sur ce domaine. Voir Format des messages.
G
RGPD (GDPR) — Règlement européen sur la protection des données ; pour le marketing par email, il exige une base légale (généralement le consentement explicite), le respect des droits des personnes concernées et un retrait simple du consentement. Sa portée dépasse celle d’une loi antispam. Voir la vue d’ensemble de la conformité.
Google Postmaster Tools — Tableau de bord gratuit de Google pour les expéditeurs : réputation du domaine et des IP, taux de spam, taux de réussite de l’authentification et erreurs de livraison pour les messages envoyés à Gmail. Voir Google Postmaster Tools.
Liste grise (greylisting) — Technique de réception qui rejette temporairement les messages de sources inconnues et les accepte lors d’une nouvelle tentative ; elle exploite le fait que beaucoup de logiciels de spam ne réessaient pas. Les expéditeurs la voient sous forme de reports de remise. Voir SMTP.
H
Rebond définitif (hard bounce) — Échec de livraison permanent (5.X.X) : adresse ou domaine inexistant, rejet par la politique du serveur de réception. Retirez l’adresse immédiatement et ne lui écrivez plus jamais. Voir Hygiène de base de données.
Pot de miel (honeypot) — Un leurre : soit une adresse piège vierge placée pour attraper les collecteurs d’adresses, soit un champ de formulaire caché que seuls les robots remplissent, utilisé pour bloquer les inscriptions automatisées. Voir Adresses pièges.
I
Taux de placement en boîte de réception (IPR) (inbox placement rate) — Pourcentage des messages livrés qui arrivent en boîte de réception plutôt qu’en spam, généralement mesuré par fournisseur à l’aide de tests sur liste de test (seed list). Voir Surveillance de la réputation.
Chauffe d’IP (warm-up) (IP warming) — Montée progressive du volume sur une nouvelle IP (ou un nouveau domaine) pour que les serveurs de réception puissent constituer un historique de réputation ; envoyer d’un coup tout le volume depuis une IP froide déclenche le filtrage. Voir Chauffe d’IP.
L
Attrition de la liste (list churn) — Rythme auquel les adresses quittent une liste : désabonnements, rebonds, abandon. Les bases marketing se dégradent d’environ 22 % par an ; l’hygiène est donc un travail continu, pas une opération ponctuelle. Voir Surveillance de la réputation.
Hygiène de base de données (list hygiene) — Pratique continue qui consiste à retirer les adresses invalides, en rebond, plaignantes ou inactives afin de préserver les indicateurs que notent les fournisseurs. Voir Hygiène de base de données et politiques de mise en sommeil.
En-tête List-Unsubscribe (List-Unsubscribe header) — En-tête (RFC 2369) qui annonce des points de désabonnement (mailto/HTTPS) que les clients de messagerie présentent comme une commande de désabonnement native. Voir List-Unsubscribe et désabonnement en un clic.
M
Fournisseur de messagerie (mailbox provider, MBP / ISP) — L’organisation qui exploite les boîtes de messagerie des destinataires (Gmail, Yahoo, Microsoft, serveurs d’entreprise). Les articles en anglais de cette base emploient indifféremment « mailbox provider » et « ISP » pour désigner le côté réception ; en français, on dit « fournisseur de messagerie ».
MTA / MSA / MDA / MUA — Les rôles de traitement du courrier : Mail Transfer Agent (relaie les messages entre serveurs), Mail Submission Agent (accepte les messages des clients), Mail Delivery Agent (dépose le message dans la boîte), Mail User Agent (le client de messagerie du destinataire). Voir Architecture de l’email.
MTA-STS — Mécanisme de politique (publié en HTTPS) par lequel un domaine de réception impose un TLS authentifié pour le SMTP entrant, ce qui déjoue les attaques par rétrogradation de STARTTLS sans recourir à DNSSEC. Voir MTA-STS.
Enregistrement MX (MX record) — Enregistrement DNS qui désigne les serveurs recevant le courrier d’un domaine. Il est vérifié lors de la validation des adresses, et il est nécessaire (à défaut, un enregistrement A) pour qu’un domaine puisse recevoir les rebonds.
O
Désabonnement en un clic (one-click unsubscribe) — RFC 8058 : une URI HTTPS dans List-Unsubscribe, accompagnée de l’en-tête List-Unsubscribe-Post, permet de se désabonner par une simple requête POST, sans page de destination. Obligatoire pour les expéditeurs de gros volumes depuis les exigences Gmail et Yahoo de 2024. Voir List-Unsubscribe et désabonnement en un clic.
Taux d’ouverture (open rate) — Pourcentage des messages livrés dont le pixel de suivi s’est déclenché. Il est gonflé par Apple MPP et le préchargement des images : considérez-le comme approximatif et donnez plus de poids aux clics et aux conversions. Voir Indicateurs et valeurs de référence.
Opt-in / opt-out — Opt-in : le destinataire a explicitement demandé à recevoir les messages (le modèle de consentement de la LCAP et du RGPD). Opt-out : on peut envoyer tant que le destinataire ne s’est pas désabonné (le modèle de CAN-SPAM). Voir les articles sur la conformité.
P
PECR — Privacy and Electronic Communications Regulations britanniques : règles fondées sur le consentement pour le marketing électronique au Royaume-Uni, en complément du RGPD britannique (UK GDPR). Voir PECR (Royaume-Uni).
Postmaster — Le rôle responsable du système de messagerie d’un domaine ; postmaster@ est une adresse réservée qui doit accepter les messages. Les « pages postmaster » des fournisseurs publient leurs exigences envers les expéditeurs — voir les articles sur les fournisseurs.
Centre de préférences (preference center) — Page où les abonnés règlent la fréquence, les thèmes et les canaux au lieu de se désabonner complètement, ce qui transforme des plaintes potentielles en abonnements conservés, à fréquence réduite. Voir Hygiène de base de données.
Q
Quarantaine (quarantine) — Dans DMARC, la politique (quarantine) qui demande de traiter avec suspicion les messages en échec (en général, de les classer en spam) plutôt que de les rejeter. Plus largement, la mise à l’écart des messages suspects par un filtre. Voir DMARC.
R
Campagne de réengagement (reconquête) (re-engagement, win-back campaign) — Un message de la dernière chance envoyé aux abonnés inactifs pour leur demander de confirmer leur intérêt avant qu’ils ne soient retirés au titre d’une politique de mise en sommeil. Voir Hygiène de base de données.
DNS inverse (enregistrement PTR) (reverse DNS, PTR record) — Correspondance DNS d’une IP vers un nom d’hôte. Les IP d’envoi doivent avoir un PTR non générique, confirmé dans le sens direct (voir FCrDNS) ; beaucoup de fournisseurs rejettent les messages provenant d’IP qui n’en ont pas. Voir Pratiques d’infrastructure d’envoi.
S
Liste de test (seed list) — Panel de boîtes de test surveillées, réparties chez plusieurs fournisseurs, qui sert à mesurer où atterrit un message donné (boîte de réception, onglet, spam, absent). Ses résultats sont plutôt pessimistes, car ces boîtes n’ont aucun historique d’engagement. Voir Surveillance de la réputation.
Réputation d’expéditeur (sender reputation) — Le ou les scores attribués côté réception à vos IP et domaines d’envoi, calculés à partir des plaintes, des rebonds, de l’engagement, des adresses pièges touchées, des profils de volume et de l’authentification. Elle détermine le placement en boîte de réception, la limitation de débit et le blocage. Voir Surveillance de la réputation.
Adresse IP partagée (shared IP) — IP d’envoi dont la réputation est mutualisée entre de nombreux expéditeurs. Elle convient en dessous du volume plancher d’une IP dédiée ; la contrepartie est l’exposition au comportement des voisins. Voir Attribution des adresses IP : les bases.
SMTP — Simple Mail Transfer Protocol (RFC 5321), le transport de serveur à serveur de l’email ; ses codes de réponse sont la matière première de la gestion des rebonds. Voir la synthèse SMTP.
SNDS (Smart Network Data Services) — Tableau de bord de Microsoft, par IP, pour les messages envoyés à ses domaines grand public : volume, verdict du filtre, taux de plaintes, adresses pièges touchées. Il est associé à JMRP, la feedback loop de plaintes de Microsoft. Voir Microsoft SNDS et JMRP.
Rebond temporaire (soft bounce) — Échec de livraison temporaire (4.X.X) : boîte pleine, serveur indisponible, limitation de débit par le serveur de réception. L’envoi est retenté automatiquement ; placez en liste de suppression les adresses dont les rebonds temporaires se répètent. Voir Indicateurs et valeurs de référence.
Adresse piège (spam trap) — Adresse qui nuit à votre réputation dès que vous lui écrivez : les pièges vierges n’ont jamais appartenu à une personne (on ne les atteint que par des listes achetées ou collectées) ; les pièges recyclés sont d’anciennes adresses réelles, abandonnées puis réactivées comme pièges ; les pièges à fautes de frappe sanctionnent une gestion négligente des inscriptions. Voir Adresses pièges.
SpamAssassin — Filtre de contenu open source très répandu, qui note les messages à l’aide de jeux de règles ; ses scores apparaissent dans les en-têtes de certains serveurs de réception et dans les rapports de test sur liste de test. Voir Outils de test de délivrabilité.
SPF (Sender Policy Framework) — Enregistrement DNS (RFC 7208) qui liste les hôtes autorisés à envoyer des messages pour un domaine, évalué par rapport à l’expéditeur d’enveloppe. Il est limité à 10 requêtes DNS et le transfert le casse. Voir SPF.
Usurpation d’identité (spoofing) — Falsification de l’identité de l’expéditeur (en général l’en-tête From) pour se faire passer pour un tiers de confiance. C’est précisément contre cette menace que SPF, DKIM et DMARC ont été conçus. Voir DMARC.
Politique de mise en sommeil (sunset policy) — Règles qui réduisent la fréquence d’envoi aux adresses qui ne réagissent plus, puis les placent en liste de suppression, avant qu’elles ne se transforment en rebonds définitifs ou en adresses pièges recyclées (au bout d’environ 12 mois d’inactivité). Voir Hygiène de base de données et politiques de mise en sommeil.
Liste de suppression (suppression list) — La liste des adresses à ne plus contacter : désabonnées, en rebond définitif ou plaignantes. Les suppressions protègent la réputation ; ne les contournez jamais. Voir Surveillance de la réputation.
T
Limitation de débit (throttling) — Côté réception : un serveur de réception limite la quantité de messages qu’il accepte d’un expéditeur par unité de temps, ce qui se traduit par des reports de remise. Côté expéditeur, on parle de limitation du débit d’envoi : l’expéditeur se limite lui-même pour rester sous ces seuils. Voir Indicateurs et valeurs de référence.
TLS-RPT — Canal de rapports (RFC 8460) par lequel les serveurs de réception signalent à un domaine les échecs de négociation TLS de son courrier entrant, en complément de MTA-STS et de DANE. Voir TLS-RPT.
Pixel de suivi (tracking pixel) — Image distante invisible dont le chargement enregistre une « ouverture ». C’est le mécanisme qui sous-tend les indicateurs d’ouverture, et la raison de leur manque de fiabilité à l’ère des proxys. Voir Indicateurs et valeurs de référence.
Email transactionnel (transactional email) — Message déclenché par une action du destinataire lui-même (reçu, réinitialisation de mot de passe, notification). Il est généralement exempté des règles de consentement marketing et des suppressions marketing, mais pas des enjeux de délivrabilité : il devrait être isolé des flux marketing. Voir Segmentation avancée des adresses IP.
U
Email commercial non sollicité (UCE) (unsolicited commercial email) — Message commercial envoyé sans l’autorisation du destinataire : du spam, au sens opérationnel et souvent juridique.
Taux de désabonnement (unsubscribe rate) — Désabonnements, en pourcentage des messages livrés (sain : moins de 0,3 % environ). Un désabonnement est un signal négatif bien moins coûteux qu’une plainte : rendez-le facile. Voir Indicateurs et valeurs de référence.
V
VMC (Verified Mark Certificate) — Certificat qui atteste la propriété d’un logo (généralement une marque déposée), exigé par Gmail et d’autres pour afficher le logo BIMI. Voir BIMI.
Voir aussi
- Outils de test de délivrabilité — les outils qui mettent en pratique bon nombre de ces notions
- Fondamentaux de la délivrabilité des emails — le principe que ce vocabulaire sert
Sources
- 'Email Marketing Ultimate Reference' e-book (undated marketing-course material) — glossary chapter, deliverability-relevant terms only
- Definitions consolidated and reconciled with the existing articles of this knowledge base