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Glossaire de la délivrabilité

Définitions, par ordre alphabétique, des termes de délivrabilité employés dans cette base de connaissances, avec des liens vers les articles de fond.

Référence20 min de lecture

À qui cela s’adresse Expéditeurs, Opérateurs ESP

S’applique aux expéditeurs, quelle que soit leur plateforme

SommaireSur cette page : 20 sections

Un terme de délivrabilité vous est inconnu ? Cherchez-le ici. Pour chaque terme, vous trouverez une définition courte, utile en pratique, et un lien vers l’article où le sujet est approfondi. Seuls les termes de délivrabilité y figurent : le vocabulaire du design et de la rédaction des emails en est exclu. Quand le terme anglais diffère du terme français, il est donné entre parenthèses, et l’ordre des entrées est l’ordre alphabétique anglais.

A

Taux d’acceptation (taux de livraison) (acceptance rate, delivery rate) : part, en pourcentage, des messages envoyés qu’acceptent les serveurs de réception (SMTP 250). Un message accepté n’est pas pour autant placé en boîte de réception, puisqu’il peut encore finir dans le dossier spam. Voir Surveillance et rétablissement de la réputation.

Liste blanche (allowlist, safelist) : liste d’expéditeurs (adresses, domaines ou adresses IP) que le destinataire tient de son côté, et dont le courrier contourne une partie du filtrage. Elle s’oppose à la liste de blocage. Pour des emails critiques, demander aux destinataires d’y inscrire votre domaine d’envoi dépanne, mais ne tient pas lieu de stratégie de délivrabilité. Les fournisseurs de messagerie ont presque tous renoncé à leurs programmes officiels de liste blanche, même si la certification CSA existe encore (voir GMX et WEB.DE).

Apple Mail Privacy Protection (MPP) : fonction d’Apple Mail qui télécharge les images en avance, en passant par un proxy. Les pixels de suivi des ouvertures se déclenchent alors sans lecture réelle, et les adresses IP des destinataires restent cachées. Elle explique en grande partie pourquoi les taux d’ouverture sont surévalués et pourquoi les clics méritent plus de poids. Voir Indicateurs et valeurs de référence de la délivrabilité.

ARC (Authenticated Received Chain) : protocole défini par la RFC 8617. Les intermédiaires (services de transfert, listes de diffusion) y consignent les résultats d’authentification obtenus avant eux, si bien qu’un email qui casse légitimement SPF ou DKIM en chemin reste évaluable. Voir ARC.

ARF (Abuse Reporting Format) : format de message, spécifié par la RFC 5965, dans lequel les feedback loops de plaintes transmettent à l’expéditeur le clic d’un destinataire sur « ceci est du spam ». Voir Feedback loops de plaintes.

En-tête Authentication-Results (Authentication-Results header) : en-tête, spécifié par la RFC 8601, dans lequel le serveur de réception inscrit ses verdicts SPF, DKIM, DMARC et apparentés pour un message. Pour savoir comment un serveur de réception a vraiment jugé votre authentification, c’est cet en-tête qu’il faut lire. Voir L’en-tête Authentication-Results.

B

Filtre bayésien (Bayesian filter) : filtre anti-spam fondé sur la statistique. Il apprend la fréquence des jetons dans du spam connu et dans des emails légitimes (le « ham »), au lieu d’appliquer des règles fixes. Les fournisseurs actuels l’emploient parmi bien d’autres couches d’analyse du contenu. Voir Contenu et design au service de la délivrabilité.

BIMI (Brand Indicators for Message Identification) : norme d’affichage du logo d’une marque à côté de ses messages authentifiés. Il lui faut DMARC en politique contraignante (quarantine ou reject) et, chez la plupart des fournisseurs, un Verified Mark Certificate. Voir BIMI.

Liste de blocage (DNSBL ou RBL) (blocklist) : liste d’adresses IP ou de domaines suspectés d’envoyer du spam, consultable par requête DNS. Pour les serveurs de réception, c’est une source parmi d’autres, en plus de leurs indicateurs internes, et Spamhaus y a le plus de poids. Voir Listes de blocage DNS et zones Spamhaus.

Rebond (bounce) : échec de livraison qui revient à l’expéditeur. Le rebond définitif (5.X.X) est permanent, comme une adresse invalide ou un rejet par la politique du serveur de réception. Le rebond temporaire (4.X.X) est passager, comme une boîte pleine ou un report de remise. Voir Indicateurs et valeurs de référence de la délivrabilité et Codes d’état étendus SMTP.

Taux de rebonds (bounce rate) : part des messages envoyés qui ont rebondi, en pourcentage. Seuils d’exploitation habituels : sain sous 2 %, à examiner au-dessus de 5 %, et 10 % à ne jamais franchir. Voir le tableau des seuils.

Expéditeur de gros volumes (bulk sender) : expéditeur au-delà du seuil de volume d’un fournisseur (pour Gmail, environ 5 000 messages par jour à destination de Gmail). Franchir ce seuil entraîne des exigences renforcées, notamment l’authentification, le désabonnement en un clic et des plafonds de taux de plaintes. Voir Exigences de Gmail envers les expéditeurs.

C

CAN-SPAM : loi des États-Unis (2003) sur l’email commercial. Elle impose des en-têtes et des lignes d’objet conformes à la vérité, une adresse postale, et un opt-out opérationnel honoré dans les 10 jours ouvrés. À la différence de la LCAP et du RGPD, elle se fonde sur l’opt-out. Voir Loi CAN-SPAM (États-Unis).

Loi canadienne anti-pourriel (LCAP) (CASL) : loi anti-spam du Canada. Avant tout envoi de messages électroniques commerciaux, elle impose un consentement exprès ou implicite, et elle fixe aussi des règles d’identification et de désabonnement. Voir LCAP (CASL).

Plainte (signalement de spam) (complaint, spam report) : geste d’un destinataire qui marque un message comme spam. Aucun signal isolé ne nuit davantage à la réputation, et certains fournisseurs le font remonter aux expéditeurs grâce aux feedback loops. Voir Feedback loops de plaintes.

Taux de plaintes (complaint rate) : part des messages livrés qui ont reçu une plainte, en pourcentage. L’objectif se situe sous 0,1 %. Gmail et Yahoo appliquent un plafond de 0,3 %, à ne jamais atteindre. Voir Indicateurs et valeurs de référence de la délivrabilité.

Consentement (exprès ou implicite) (consent, express vs. implied) : exprès, il résulte d’un opt-in explicite dont une trace est conservée. Implicite, il découle d’une relation commerciale existante. Le type de consentement qui suffit, et sa durée de validité, varient selon la juridiction (la LCAP fixe une durée limite au consentement implicite). Voir Conformité.

CSA (Certified Senders Alliance) : programme de certification d’expéditeurs basé en Allemagne. GMX, WEB.DE et d’autres serveurs de réception européens respectent sa liste blanche. Voir GMX, WEB.DE et mail.com.

D

DANE pour SMTP (DANE for SMTP) : mécanisme qui s’appuie sur DNSSEC (enregistrements TLSA) pour authentifier le certificat TLS d’un serveur de réception, et qui ferme ainsi la brèche de rétrogradation du STARTTLS opportuniste. Voir DANE.

Adresse IP dédiée (dedicated IP) : adresse IP d’envoi réservée à un seul expéditeur, qui contrôle toute sa réputation et en répond entièrement. Elle n’a d’intérêt qu’à partir d’un volume minimum régulier, car avec peu de volume l’IP dédiée reste trop « froide » pour se bâtir une réputation. Voir Allocation de base des adresses IP.

Report de remise (réponse de liste grise ou de limitation de débit) (deferral) : refus temporaire en 4XX, qui invite l’expéditeur à retenter plus tard. Quand les reports augmentent chez un fournisseur, il s’agit souvent d’une limitation de débit, dernière étape avant le blocage. Voir Surveillance et rétablissement de la réputation.

Livraison et délivrabilité (delivery vs. deliverability) : il y a livraison quand le serveur de réception a accepté le message. La délivrabilité concerne sa destination ensuite, qu’il s’agisse de la boîte de réception, d’un onglet, du dossier spam ou d’une disparition silencieuse. Voir Surveillance et rétablissement de la réputation.

DKIM (DomainKeys Identified Mail) : signature cryptographique définie par la RFC 6376, calculée sur certains en-têtes et sur le corps, et contrôlée grâce à une clé publique publiée dans le DNS. Elle atteste qu’un domaine assume la responsabilité du message et que celui-ci n’a pas été altéré en chemin. Voir DKIM.

DMARC : Domain-based Message Authentication, Reporting and Conformance. Le domaine publie une politique (none, quarantine ou reject) visant les messages en échec sur SPF ou DKIM alignés, et reçoit des rapports en retour. Voir DMARC et Déploiement de DMARC en détail.

Alignement DMARC (DMARC alignment) : condition selon laquelle le domaine de l’en-tête From visible doit coïncider, exactement ou au niveau du domaine organisationnel, avec le domaine validé par SPF ou DKIM. Sans alignement, une authentification ne permet pas de réussir DMARC. Voir DMARC.

Double opt-in (opt-in confirmé) (double opt-in, confirmed opt-in) : inscription en deux temps, où aucun email ne part vers l’adresse avant que l’abonné ait cliqué sur un lien de confirmation. Ce parcours supprime les rebonds liés aux fautes de frappe, arrête les inscriptions malveillantes et apporte la preuve du consentement. Voir Hygiène de base de données.

DSN (Delivery Status Notification) : message de rebond structuré pour les machines, défini par la RFC 3464, qui rend compte d’un échec, d’un retard ou d’un succès de livraison, avec un code d’état par destinataire. Voir Delivery Status Notifications.

E

Collecte d’adresses email (scraping) (email harvesting) : récupération d’adresses sans consentement, le plus souvent par des robots qui parcourent les sites web. Ces listes fourmillent d’adresses pièges et d’adresses invalides : n’y envoyez jamais rien. Voir Hygiène de base de données.

Validation d’adresses email (email validation) : contrôle préalable à l’envoi, qui porte sur la syntaxe de l’adresse, sur la présence d’enregistrements MX fonctionnels et, au moyen de services de vérification, sur l’existence de la boîte. Pratiquée dès l’inscription, elle prévient des rebonds définitifs ultérieurs. Voir Hygiène de base de données.

Engagement : ensemble des réactions des destinataires sur lesquelles les fournisseurs notent les expéditeurs, par exemple les ouvertures, les clics, le temps de lecture, les réponses, les suppressions sans lecture et les messages sortis du dossier spam. C’est sur cette base statistique que se juge le caractère « désiré et attendu » des emails. Voir Fondamentaux.

Codes d’état étendus (enhanced status codes) : codes à trois éléments définis par la RFC 3463 (5.1.1, par exemple, désigne une boîte de destination invalide), grâce auxquels un logiciel peut interpréter les réponses SMTP et classer les rebonds. Voir Codes d’état étendus SMTP.

Expéditeur d’enveloppe (MAIL FROM, Return-Path, 5321.MailFrom) (envelope sender) : adresse fournie avec la commande SMTP MAIL FROM, là où reviennent les rebonds. Il ne faut pas la confondre avec l’en-tête From visible. SPF s’évalue sur son domaine. Voir SPF et SMTP.

F

Faux positif (false positive) : email légitime pris à tort pour du spam. Les fournisseurs pèsent ce risque face à celui de laisser passer du spam, ce qui explique qu’un bon historique d’engagement puisse faire pencher la balance en faveur d’un message douteux.

Feedback loop (FBL) : dispositif par lequel un fournisseur transmet à l’expéditeur les plaintes pour spam de ses destinataires (en général au format ARF), afin que l’expéditeur mette aussitôt les plaignants en liste de suppression. Voir Feedback loops de plaintes.

FCrDNS (forward-confirmed reverse DNS) : situation dans laquelle le PTR de l’adresse IP d’envoi donne un nom d’hôte qui, résolu à son tour, redonne cette même adresse IP. Pour la plupart des grands fournisseurs, c’est un prérequis d’infrastructure. Voir Pratiques d’infrastructure d’envoi.

En-tête Feedback-ID (Feedback-ID header) : mécanisme FBL propre à Gmail. L’expéditeur ajoute cet en-tête, dont Gmail regroupe les identifiants pour produire dans Postmaster Tools des statistiques de taux de spam par campagne, sans dévoiler l’identité des plaignants. Voir Google Postmaster Tools.

En-tête From (5322.From) (From header) : adresse d’auteur montrée aux destinataires, définie dans la RFC 5322. C’est sur son domaine que repose l’alignement DMARC. Voir Format des messages.

G

RGPD (GDPR) : règlement de l’UE sur la protection des données. En marketing par email, il demande une base légale (le plus souvent le consentement explicite), le respect des droits des personnes concernées et la possibilité de retirer facilement son consentement. Il va bien au-delà d’une loi antispam. Voir la vue d’ensemble de la conformité.

Google Postmaster Tools : tableau de bord gratuit que Google met à la disposition des expéditeurs. Pour les emails à destination de Gmail, il présente la réputation des domaines et des adresses IP, le taux de spam, les taux de réussite de l’authentification et les erreurs de livraison. Voir Google Postmaster Tools.

Liste grise (greylisting) : technique côté réception, où le serveur refuse temporairement les emails de sources inconnues puis les accepte à la tentative suivante. Elle marche parce qu’une bonne partie des logiciels de spam ne retentent pas. Côté expéditeur, elle apparaît sous forme de reports de remise. Voir SMTP.

H

Rebond définitif (hard bounce) : échec permanent de livraison (5.X.X), comme une adresse ou un domaine inexistant, ou un rejet par la politique du serveur de réception. Supprimez l’adresse sans attendre et n’y envoyez plus rien. Voir Hygiène de base de données.

Pot de miel (honeypot) : piège de deux sortes. C’est soit une adresse piège vierge disposée pour démasquer les collecteurs d’adresses, soit un champ de formulaire invisible que seuls les robots complètent, qui sert à écarter leurs inscriptions. Voir Adresses pièges.

I

Taux de placement en boîte de réception (IPR) (inbox placement rate) : part, en pourcentage, des emails livrés qui arrivent en boîte de réception et non dans le dossier spam, mesurée d’ordinaire fournisseur par fournisseur à l’aide de tests sur liste de test. Voir Surveillance et rétablissement de la réputation.

Chauffe d’IP (warm-up) (IP warming) : hausse graduelle du volume sur une adresse IP (ou un domaine) neuve, qui laisse aux serveurs de réception le temps de se forger un historique de réputation. Envoyer d’emblée tout le volume depuis une IP froide provoque le filtrage. Voir Recommandations pour la chauffe d’IP.

L

Attrition de la liste (list churn) : vitesse à laquelle une liste perd des adresses, par désabonnement, rebond ou abandon. Une base de données marketing se dégrade d’environ 22 % par an, si bien que l’hygiène relève de l’entretien permanent et non d’une action unique. Voir Surveillance et rétablissement de la réputation.

Hygiène de base de données (list hygiene) : travail permanent de retrait des adresses invalides, en rebond, plaignantes ou désengagées, qui garde en bon état les indicateurs sur lesquels les fournisseurs vous notent. Voir Hygiène de base de données et politiques de mise en sommeil.

En-tête List-Unsubscribe (List-Unsubscribe header) : en-tête défini par la RFC 2369, qui indique des points de terminaison de désabonnement (mailto ou HTTPS), dont les clients de messagerie font un bouton de désabonnement intégré. Voir List-Unsubscribe et désabonnement en un clic.

M

Fournisseur de messagerie (mailbox provider, MBP ou ISP) : organisation qui exploite les boîtes des destinataires (Gmail, Yahoo, Microsoft, serveurs d’entreprise). En anglais, « mailbox provider » et « ISP » désignent indistinctement le côté réception, et le français dit « fournisseur de messagerie ».

MTA, MSA, MDA, MUA : rôles de la chaîne de traitement du courrier. Le Mail Transfer Agent fait circuler les emails d’un serveur à l’autre, le Mail Submission Agent reçoit ceux que soumettent les clients, le Mail Delivery Agent les range dans la boîte, et le Mail User Agent est le client de messagerie du destinataire. Voir Architecture de l’email.

MTA-STS : mécanisme de politique, diffusé en HTTPS, grâce auquel un domaine de réception impose un TLS authentifié au SMTP entrant. Il met en échec les attaques par rétrogradation de STARTTLS sans passer par DNSSEC. Voir MTA-STS.

Enregistrement MX (MX record) : enregistrement DNS qui indique quels serveurs reçoivent le courrier d’un domaine. La validation des adresses le contrôle, et un domaine doit en posséder un (ou, faute de mieux, un enregistrement A) pour que les rebonds lui parviennent.

O

Désabonnement en un clic (one-click unsubscribe) : mécanisme de la RFC 8058. Une URI HTTPS placée dans List-Unsubscribe, complétée par un en-tête List-Unsubscribe-Post, suffit au destinataire pour se désabonner en une requête POST, sans passer par une page. Les exigences de 2024 de Gmail et de Yahoo l’ont rendu obligatoire pour les expéditeurs de gros volumes. Voir List-Unsubscribe et désabonnement en un clic.

Taux d’ouverture (open rate) : part, en pourcentage, des messages livrés dont le pixel de suivi a été chargé. Apple MPP et le préchargement des images le faussent à la hausse : prenez-le pour une estimation, et fiez-vous davantage aux clics et aux conversions. Voir Indicateurs et valeurs de référence de la délivrabilité.

Opt-in et opt-out : avec l’opt-in, le destinataire a demandé expressément à recevoir les emails (le modèle de consentement de la LCAP et du RGPD). Avec l’opt-out, les envois restent permis jusqu’à ce qu’il se désabonne (le modèle de CAN-SPAM). Voir Conformité.

P

PECR : Privacy and Electronic Communications Regulations. Ce sont, au Royaume-Uni, les règles de consentement du marketing électronique, appliquées aux côtés du RGPD britannique (UK GDPR). Voir PECR (Royaume-Uni).

Postmaster : fonction chargée du système de messagerie d’un domaine. L’adresse réservée postmaster@ doit pouvoir recevoir des emails. Les fournisseurs affichent leurs exigences envers les expéditeurs sur leurs « pages postmaster » (par exemple Exigences de Gmail envers les expéditeurs).

Centre de préférences (preference center) : page qui permet aux abonnés d’ajuster la fréquence, les thèmes et les canaux plutôt que de tout quitter. Des gens qui se seraient peut-être plaints restent ainsi abonnés, avec moins d’envois. Voir Hygiène de base de données.

Q

Quarantaine (quarantine) : politique DMARC qui invite les serveurs de réception à se méfier des messages en échec (le plus souvent en les dirigeant vers le dossier spam) sans aller jusqu’au rejet. Au sens large, le fait pour un filtre de retenir des messages suspects. Voir DMARC.

R

Campagne de réengagement (reconquête) (re-engagement, win-back campaign) : dernier message adressé aux abonnés inactifs pour qu’ils confirment leur intérêt, avant que la politique de mise en sommeil ne les retire de la liste. Voir Hygiène de base de données.

DNS inverse (enregistrement PTR) (reverse DNS, PTR record) : résolution DNS qui associe une adresse IP à un nom d’hôte. Une adresse IP d’envoi doit disposer d’un enregistrement PTR non générique, confirmé dans l’autre sens (voir FCrDNS). À défaut, de nombreux fournisseurs refusent ses emails. Voir Pratiques d’infrastructure d’envoi.

S

Liste de test (seed list) : ensemble de boîtes de test, réparties chez divers fournisseurs et surveillées, qui indique où un message a abouti (boîte de réception, onglet, dossier spam ou nulle part). Ces boîtes n’ont aucun historique d’engagement, et leurs résultats sont donc en général plus sombres que la réalité. Voir Surveillance et rétablissement de la réputation.

Réputation d’expéditeur (sender reputation) : notes que les serveurs de réception donnent à vos adresses IP et à vos domaines d’envoi, à partir des plaintes, des rebonds, de l’engagement, des adresses pièges touchées, des schémas de volume et de l’authentification. Cette réputation détermine si vos emails arrivent en boîte de réception, subissent une limitation de débit ou sont bloqués. Voir Surveillance et rétablissement de la réputation.

Adresse IP partagée (shared IP) : adresse IP d’envoi que de nombreux expéditeurs utilisent et dont ils se partagent la réputation. Elle est adaptée tant que votre volume reste sous le seuil qui justifie une IP dédiée, et en contrepartie vous subissez le comportement des autres expéditeurs. Voir Allocation de base des adresses IP.

SMTP : Simple Mail Transfer Protocol (RFC 5321), protocole qui achemine l’email de serveur en serveur. La gestion des rebonds s’appuie d’abord sur ses codes de réponse. Voir SMTP.

SNDS (Smart Network Data Services) : tableau de bord que Microsoft offre aux expéditeurs, organisé par adresse IP, pour le courrier destiné à ses domaines grand public. On y trouve le volume, les verdicts du filtre, le taux de plaintes et les adresses pièges touchées, et il va de pair avec JMRP, la feedback loop de plaintes de Microsoft. Voir Microsoft SNDS et JMRP.

Rebond temporaire (soft bounce) : échec passager de livraison (4.X.X), comme une boîte pleine, un serveur hors service ou une limitation de débit. Le système retente l’envoi de lui-même. Si une adresse accumule les rebonds temporaires, placez-la en liste de suppression. Voir Indicateurs et valeurs de référence de la délivrabilité.

Adresse piège (spam trap) : adresse qui dégrade votre réputation dès que vous lui envoyez un email. Un piège vierge n’a jamais servi à personne, et seules des listes achetées ou collectées y mènent. Un piège recyclé est une ancienne adresse réelle, délaissée puis convertie en piège. Un piège à fautes de frappe punit le manque de rigueur dans le traitement des inscriptions. Voir Adresses pièges.

SpamAssassin : filtre de contenu libre (open source), largement déployé, qui attribue une note aux messages selon des ensembles de règles. On retrouve ces notes dans les en-têtes posés par certains serveurs de réception, ainsi que dans les comptes rendus de tests sur liste de test. Voir Outils de test et de diagnostic de la délivrabilité.

SPF (Sender Policy Framework) : enregistrement DNS défini par la RFC 7208, qui énumère les hôtes habilités à envoyer des emails au nom d’un domaine et se vérifie sur l’expéditeur d’enveloppe. Il ne tolère que 10 requêtes DNS, et le transfert le met en échec. Voir SPF.

Usurpation d’identité (spoofing) : fait de contrefaire l’identité d’un expéditeur (le plus souvent l’en-tête From) pour se présenter comme une source digne de confiance. C’est la menace que SPF, DKIM et DMARC ont pour but de contrer. Voir DMARC.

Politique de mise en sommeil (sunset policy) : règles qui espacent d’abord les envois vers les adresses devenues inactives, puis les placent en liste de suppression, avant qu’elles ne deviennent des rebonds définitifs ou des adresses pièges recyclées (au bout d’environ 12 mois sans activité). Voir Hygiène de base de données et politiques de mise en sommeil.

Liste de suppression (suppression list) : liste d’adresses exclues de tout envoi, parce qu’elles se sont désabonnées, ont rebondi définitivement ou ont porté plainte. Elle protège votre réputation, alors ne passez jamais outre. Voir Surveillance et rétablissement de la réputation.

T

Limitation de débit (throttling) : plafonnement, par un serveur de réception, du nombre d’emails qu’il prend à un expéditeur sur une période donnée, qui se manifeste par des reports de remise. Par extension, le terme désigne aussi la limitation du débit d’envoi que l’expéditeur s’applique pour rester sous ces plafonds. Voir Indicateurs et valeurs de référence de la délivrabilité.

TLS-RPT : mécanisme de rapports (RFC 8460) grâce auquel les serveurs de réception informent un domaine des négociations TLS ratées sur le courrier qu’il reçoit. Il vient compléter MTA-STS et DANE. Voir TLS-RPT.

Pixel de suivi (tracking pixel) : image distante et invisible, dont le téléchargement enregistre une « ouverture ». Les indicateurs d’ouverture reposent sur ce mécanisme, que les proxys de récupération d’images rendent peu fiable. Voir Indicateurs et valeurs de référence de la délivrabilité.

Email transactionnel (transactional email) : email qu’une action du destinataire lui-même déclenche (reçu, réinitialisation de mot de passe, notification). Les règles de consentement marketing et les suppressions marketing ne s’y appliquent généralement pas, contrairement aux enjeux de délivrabilité : gardez-le séparé des flux marketing. Voir Segmentation et allocation avancées des adresses IP.

U

Email commercial non sollicité (UCE) (unsolicited commercial email) : email commercial expédié sans la permission du destinataire. C’est du spam au sens opérationnel, et bien souvent au sens juridique aussi.

Taux de désabonnement (unsubscribe rate) : part des emails livrés qui entraînent un désabonnement, en pourcentage (niveau sain : sous environ 0,3 %). Pour votre réputation, un désabonnement coûte bien moins qu’une plainte, alors facilitez-le. Voir Indicateurs et valeurs de référence de la délivrabilité.

V

VMC (Verified Mark Certificate) : certificat prouvant la propriété d’un logo (le plus souvent une marque déposée). Gmail, entre autres, l’exige avant d’afficher un logo BIMI. Voir BIMI.

Voir aussi

Sujets
glossaire, référence, terminologie
Maturité
Stable

Sources

  1. Definitions consolidated and reconciled with the existing articles of this knowledge base